30.04.2006
Coulée verte
Au ciel vert des prairies s'allument,
Pailles, les étoiles des primevères.
Entre lune et soleil, je vais, creusant les ors,
Une renoncule tatouée sur le cœur.
J'arrose d'eau de lune
Et de mes cheveux d'herbe [ ma tête est inversée ]
Les prairies distillées par la nuit.
Demain, je glânerai la moisson des étoiles dans l'étreinte-matin.
Va, creuse, creuse
Va plus profond
Cherche la veine à la galerie verte
Pour qu'un peu d'or
Irradie les ombres.
Ainsi attends que ton pissenlit fleurisse.
Attends qu'il monte en graine.
Attends enfin la brume
Des étamines grises
Que le vent soufflera.
Ceci le jour,
Ceci la nuit,
Où tu cesseras de scruter le vert de nuit.
Odile Foltz
19:45 Publié dans Textes divers | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Odile Foltz, Calédémon
29.04.2006
Quarantaine
Pour C.L.
Parce que j'ai grandi dans tes amandes stables,
Comme tu as grandi dans mes gris-verts fluctuants,
Parce que nous nous voyons toujours
Virgule d'enfance
Sur nos lignes d'adultes.
Parce que nous grandissons encore,
Parce que nos enfants,
Et parce que ton courage,
Parce que ta curiosité qui fait écho,
Parce que c'est toi,
Parce que c'est moi,
Tu restes celle que j'aime,
Que j'aime que tu sois.
Ce qui te fait quarante
Nous fait aussi trente trois !
Odile FOLTZ
12:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Poésie
La Main et le Psy
A J.-M. L.
Interprètes : Brigitte Engerer et Oleg Maisenberg (Piano)
08:55 Publié dans A Main nue | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Odile Foltz, Calédémon, La Main, Vidéoblog, Sergueï Rachmaninov, Rhapsodie sur un thème russe
28.04.2006
Qu'est-ce que la Main ?
La Main est une petite forme vidéo, qui assemble sous forme de collage texte poétique dit, tableaux, musique avec toujours pour lien une Main baladeuse qui donne vie à l'ensemble.
Certains épisodes sont un peu plus longs à charger que d'autres alors ouvrez une fenêtre sur la poésie ou jouez là pendant que la vidéo se charge.
Dans les Catégories, sur votre gauche, vous trouverez par auteur les textes auxquels la Main s'est associée.
La Main démontre que les jeux de mains ne sont pas nécessairement vilains !
16:15 Publié dans A Main nue | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Odile Foltz, Calédémon, Vidéoblog, La Main
22.04.2006
Empreinte
Il y a cette irradiation tiède, cet engourdissement de l'autre qui rayonne et émet la chaleur mêlée entre le drap, le rêve.
Les paumes aveugles du sommeil cherchent la peau lointaine, déjà levée peut-être, creux dans la laine aux fibres repliées. Réminiscence : éclat d'une main courte qui cueille au sein ou à la croupe le demi-sommeil des heures pâles. Cuisses serrées, chaleur montante, blush du ventre qui s'éveille en premier.
Le char d'une pensée émergente, tressaute sur les cailloux de l'aube, acide blanc qui perce la peau que bercent encore les draps. Pensée discontinue, haridelle cahotante, qui va, au chemin incertain, roulée, incontinente, par les bribes du rêve.
Puis, les paupières closes sont forcées par le jour croissant qui s'agrafe aux yeux. La fente entre les cils laisse entrer le monde, encore flou, et le repose, poussière, sur l'oreiller pour le traiter plus tard.
Mais, les draps pressent l'éveil, irritant la peau étonnée de tant de matière.
Le déploiement du corps enfin, au poing du lit, à peine la lumière, et à peine la nuit.
Les heures les plus petites comptent les doigts de la main. Mais combien suis-je ici ? Est-ce bien moi qui compte ?
Morsure du vide sur le plan du coton, absence à l'oreiller, toile à perte de vue, parfum unique trop connu, posent l'urgence : extraction immédiate pour éluder le lit.
Une torchère aux reins expulse les pieds sur le carrelage froid.
Le jour écrase sa verticale et redéploie la solitude.
Ainsi la nuit reprend dès le lever du jour.
odile foltz
19:20 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Littérature
17.04.2006
En forme de haïkus (VIII)
Alternative pour Pâques :
Laisser l'agneau au pré-salé
Et dévorer le veau d'or.
Le jardin, tondu de frais
Tend sa joue arasée
Au baiser des pieds nus.
Quand elle appelle
Le téléphone frétille
Je le calme en décrochant.
Des coquilles Saint Jacques
Aux coraux énormes
Ont grandi jusqu'à ma bouche.
Que l'absence est irritante !
Voyez mes cloques.
J'attends qu'il se gratte.
Tu poses un baiser à ma joue
Comme je prendrais une photo.
Je sens le déclic à ta lèvre.
Avec cinq pas d'élan, s'enlacer.
Pratique d'éléphant
Mais étreinte gigantesque.
Sa voix sonne comme un écu
Et enchante le téléphone
J'en écoute la crue.
Odile FOLTZ
19:40 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Littérature
Départ
Aller chercher le train à la gare. Prendre le train, laisser la gare. Repartir à pied, le train dépassant du sac, à côté du mouchoir agité.
14:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Poésie
Diagnostic
- Tirez la langue. Dites Ah !
- Je vois. Ce n'est pas trop grave.
- On va juste vous retirer la langue.
- Elle est couverte de mots.
08:20 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Ecriture
16.04.2006
La Main est funambule
Patience (3,6 Mo)
09:35 Publié dans A Main nue | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Ecriture
15.04.2006
La Main cherche
09:00 Publié dans A Main nue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ecriture



