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23.10.2006

La Main et le tournesol

(2,3 Mo)

Autour de

Fernando Pessoa

Le pasteur amoureux

"L'amour est une compagnie.
Je ne peux plus aller seul par les chemins
parce que je ne peux plus aller seul nulle part.
Une pensée visible fait que je vais plus vite
et que je vois bien moins, tout en me donnant envie de tout voir.
Il n'est jusqu'à son absence qui me tienne compagnie.
Et je l'aime tant que je ne sais comment la désirer.
 
Si je ne la vois pas, je l'imagine et je suis fort comme les arbres hauts.
Mais si je la vois je tremble, et je ne sais de quoi se compose ce que j'éprouve en son absence.
Je suis tout entier une force qui m'abandonne.
Toute la réalité me regarde ainsi qu'un tournesol dont le cœur serait son visage."
 
in "Le gardeur de troupeau
et les autres poèmes d'Alberto Caiero avec
Poésies d'Alvaro de Campos"
Traduction d'Armand Guibert
Editions Poésie/Gallimard 
 
Camille Saint-Saëns
 
Extrait de la "Romance en ré dièse majeur pour flûte et orchestre" 

07:00 Publié dans Fernando Pessoa | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Odile Foltz, videoblog, La Main, Calédémon, Fernando Pessoa, Le pasteur amoureux

Commentaires

Tu fais bien d'innover dans la forme en "sculptant" ce plan général de tournesols.
A mon avis, continue dans cette direction.
Visite chez Steiner ?
Bisous.
Dad.

Ecrit par : papa | 14.06.2006

J'adore cette poésie picturale que tu innoves dans cette main...
Souvent, je viens me ballader incognito au rythme de ta main...
La persistance de ton travail gagne en profondeur et intensité...
Quel bonheur que de partager la maturité de cette recherche....
J'en suis toute émue....

Ecrit par : kaïkan | 14.06.2006

Je referais certainement quelques mains simplex ; ne serait-ce que parce qu'il est plus difficile de faire rire... Mais je suis très sensible à cette réflexion sur la maturité de ce travail profondément inutile et totalement indispensable. Merci Kaïkan.

Ecrit par : Caledemon | 15.06.2006

Impossible de mettre un commentaire sur la Main redonne cher Démon. Merci d'être passée sur mes lignes, heureuse de vous retrouver.
Je passe aussi de temps en temps, j'aime particulièrement la main et la ville. Intensité profonde... Douces pensées

Ecrit par : Claude | 24.10.2006

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