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11.10.2006
La Main et la femme endormie
(4,3 Mo)...
Autour de :
Pierre Jean Jouve
Une seule femme endormie
Par un temps humide et profond tu étais plus belle
Par une pluie désespérée tu étais plus chaude
Par un jour de désert tu me semblais plus humide
Quand les arbres sont dans l’aquarium du temps
Quand la mauvaise colère du monde est dans les coeurs
Quand le malheur est las de tonner sur les feuilles
Tu étais douce
Douce comme le dents de l’ivoire des morts
Et pure comme le caillot de sang
Qui sortait en riant des lèvres de ton âme.
Par un temps humide et profond le monde est plus noir
Par un jour de désert le coeur est plus humide.
in "Matière céleste"
Editions Mercure de France
D'après Henri Matisse
"Le rêve" (1935)
Muése de Nice
Maurice Ravel
Pavane de la Belle au Bois Dormant
Extraite de Ma Mère l'Oye
interprètes : Armin Jordan et l'Orchestre de la Radio suisse romande
Label : Erato (1999)
07:00 Publié dans Pierre Jean Jouve | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : Odile Foltz, Calédémon, Vidéoblog, La Main, Maurice Ravel, Pavane de la belle au bois dormant, Henri Matisse
Commentaires
... que de douceur .
Ecrit par : sylvie | 25.06.2006
... le démon fait sa sieste ? c'est bien calme ici ... il suce encore son pouce le petit ?
c'est papidoux et mamidoux qui doivent être heureux ... souffler un peu ... hyperactif le démon ... je compâtis
Ecrit par : sylvie | 25.06.2006
TTTT ! Le démon est studieux et mouline.
Ecrit par : Caledemon | 25.06.2006
... vous moulinez ! vous me faites sourire ... essayerez vous de nous faire croire qu'en ce jour du seigneur vous filmâtes ... allons, que vous moulinîates, dans la semoule, oui, en faisant la moue devant votre bol comme un vilain petit démon ... oui ... mais studieuse ! ... je n'en crois pas un mot.
Ecrit par : sylvie | 25.06.2006
A ma femme endormie.
Tu dors en croyant que mes vers
Vont encombrer tout l'Univers
De désastres et d'incendies ;
Elles sont si rares pourtant
Mes chansons au soleil couchant
Et mes lointaines mélodies.
Mais si je dérange parfois
La sérénité des cieux froids,
Si des sons d'acier et de cuivre
Ou d'or, vibrent dans mes chansons,
Pardonne ces hautes façons,
C'est que je me hâte de vivre.
Et puis tu m'aimeras toujours.
Éternelles sont les amours
Dont ma mémoire est le repaire
Nos enfants seront de fiers gas
Qui répareront les dégats,
Que dans ta vie a fait leur père.
Ils dorment sans rêver à rien,
Dans le nuage aérien
Des cheveux sur leurs fines têtes ;
Et toi, près d'eux, tu dors aussi,
Ayant oublié le souci
De tout travail, de toutes dettes.
Moi je veille et je fais ces vers
Qui laisseront tout l'univers
Sans désastre et sans incendie ;
Et demain, au soleil montant
Tu souriras en écoutant
Cette tranquille mélodie.
Charles Cros
Ecrit par : ThierryC | 25.06.2006
Doux Sylvie, mais effrayant aussi le poème de Monsieur Jouve, car il glace le sang, le démon le sait bien, il joue de cette ambiguité pour nous captiver avec ses mains.
Sacré Demon!
Très belle interprétation la main!
Ecrit par : Claude | 26.06.2006
rrrrr... pffffff... rrrrr... pfffff... rrrrrrr...
pfffff...
Ecrit par : Stardust D | 11.10.2006
...
plaisir toujours d'écouter votre jolie voix
...
Ecrit par : sylvie | 11.10.2006