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24.11.2006
La Main, le Sang et la Note Si (V2)
Autour de
Yves Bonnefoy
LE SANG, LA NOTE SI
Longues, longues journées.
Le sang inapaisé heurte le sang.
Le nageur est aveugle.
Il descend par étages pourpres dans le battement de ton cœur.
Quand la nuque se tend
Le cri toujours désert prend une bouche pure.
Ainsi vieillit l'été. Ainsi la mort
Encercle le bonheur de la flamme qui bouge.
Et nous dormons un peu. La note si
Résonne très longtemps dans l'étoffe rouge.
Extrait de "Un feu va devant nous"
Pierre écrite – in "Poèmes"
Editions Poésie/Gallimard
Franz Schubert
Extrait du Trio pour Piano n°1 en Si bémol majeur - Op. 99 - D. 898- II - Andante un poco mosso
Interprètes : Isaac Stern (violon) - Léonard Rose (violoncelle) - Eugene Istomin (piano)
Chaïm Soutine
d'après "Le groom"
Centre Georges Pompidou
07:00 Publié dans Yves Bonnefoy | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : Odile Foltz, Calédémon, La Main, Vidéoblog, Yves Bonnefoy, La sang la note si, Franz Schubert
Commentaires
Saltimbanque de nos émotions, le sang bouillonne, se fige, devient caillot...
Battement dans les veines, il rêve du pourpre des Seigneurs...
Quand la blessure naît au jour, nous nous étonnons de notre propre couleur, de notre propre goût...
Et le sang léché retourne se mêler au sang en devenir...
Atre de vie, de mort, il veille...
Un coup de sang et la colère expulsée calme la pulsion...
Je sommeille , le sang coule discret, il donne à vivre...
Que dire alors du sang bleu?
Ecrit par : kaïkan | 04.08.2006
Peut-être qu'il est hémophle, immobile, en bout de course. Merci Kaïkan.
Ecrit par : Caledemon | 04.08.2006
Su-per-be ! Cha-peau...
Et mon admiration va également à "Kaîkan" pour son texte, qui sied à cette Main-là ... comme un gant.
Ecrit par : Daddidou | 04.08.2006
Ce petit bonhomme rouge, qui vient, qui vire, grandit et se retire, s'exale selon l'inspir, et se déforme dans l'expir de la vie et des joutes, lentement goutte à goutte, selon l'inspiration du cours, son aspiration à l'amour... qui se remplit et se déverse, qui bat son plein, écoule son vide, dans le frémissement inaudible... du Si qui comblerait son antre, qui étofferait son attente d'un drapé rouge de lourd velours... je le connais, je le redoute, il aime en moi et me déroute, il occupe seul les quatre chambres et sait ouvrir toutes les portes pour aérer à chaque systole les interstices de mes solstices et transporter les lourds bagages de mes tonitruants orages...
Ecrit par : Camille | 06.08.2006
Le sang me monte aux joues, Daddidou...
Ecrit par : kaïkan | 07.08.2006
Tout doucement, me faufile...
Ecrit par : vi | 24.11.2006
comme vous, Vi, à pas silencieux, je rentre à nouveau dans cette petite magie-là, tout en regard et écoute. Et je resavoure avec autant de plaisir, également, le beau texte apposé par Kaïkan.
Ecrit par : Daddidou | 25.11.2006
nice clip.
Ecrit par : Joanna | 21.09.2008
Beau texte :)
Ecrit par : Black hattitude | 24.10.2009
J'adore aussi :)
Ecrit par : Poker | 24.10.2009