06.10.2006

La Main et la Nuit de Noces

(2,2 Mo)
Autour de
Henri Michaux
"Si, le jour de vos Noces, en rentrant, vous mettez votre femme à tremper, la nuit dans un puits, elle est abasourdie.
Elle a beau avoir toujours eu une vague inquiétude...
"Tiens, tiens, se dit-elle, c'est donc ça le mariage. C'est pourquoi on en tenait la pratique si secrète. Je me suis laissée prendre en cette affaire."
Mais étant vexée, elle ne dit rien. C'est pourquoi vous pourrez l'y plonger longuement et maintes fois, sans causer aucun scandale dans le voisinage.
Si elle n'a pas compris la première fois, elle a peu de chances de comprendre ultérieurement, et vous avez beaucoup de chances de pouvoir continuer sans incident (la bronchite exceptée), si toutefois cela vous intéresse.
Quant à moi, ayant encore plus mal dans le corps des autres que dans le mien, j'ai dû y renoncer rapidement."

in "La Nuit remue"

Poésie/Gallimard

Franz Schubert
Extrait du Lied : Auf Dem Wasser Zu Singen - D. 774 (Op. 72)
Interprètes : Christoph Eschenbach (piano) - Renée Fleming (soprano)

25.05.2006

La Main est expressionniste (VI)

Moins de deux petites minutes d'attente (2 Mo)...
En attendant, si vous alliez caresser un hérisson vert ?

24.05.2006

Peintre sculpteur invitée : Camille

Camille couche sur la toile un monde entre rêve, enfance et sensualité. Elle donne des voiles au violon, capture et modèle les endormies, auxquelles elle achève de redonner vie en se bagarrant avec les patines à l'ancienne. Elle est également dotée d'un humour onirique à toute épreuve.




22.05.2006

La Main est expressionniste (III)

Deux petites minutes d'attente (2 Mo)...

08.05.2006

La Main joue à jeux de vilains

Vous aimez Esther Williams ?

07.05.2006

La Main se fait belle

Pour Marion et Juliette
Pour Julie et Charlotte

Que l'on ne vous fasse jamais prendre des coquecigrues pour de la beauté supplémentaire !

29.04.2006

Quarantaine

Pour C.L.

medium_camille.jpg

Parce que j'ai grandi dans tes amandes stables,
Comme tu as grandi dans mes gris-verts fluctuants,
Parce que nous nous voyons toujours
Virgule d'enfance
Sur nos lignes d'adultes.
Parce que nous grandissons encore,
Parce que nos enfants,
Et parce que ton courage,
Parce que ta curiosité qui fait écho,
Parce que c'est toi,
Parce que c'est moi,
Tu restes celle que j'aime,
Que j'aime que tu sois.
Ce qui te fait quarante
Nous fait aussi trente trois !
Odile FOLTZ

17.04.2006

Départ

Aller chercher le train à la gare. Prendre le train, laisser la gare. Repartir à pied, le train dépassant du sac, à côté du mouchoir agité.

12.04.2006

Pourquoi ?

Parce que !

10.04.2006

Renaissance

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Pour S.P.

Aux croches noires des bourgeons
Qui déjà prennent pelage
A la glèbe boueuse de mes prairies ternies
Qui déjà jettent verts
Merci.

Quand le printemps
J'ouvre.

Aux jonquilles qui multiplient le soleil
Qui colle encore à l'horizon…
Au froid qui mord encore
La chaleur condensée par le mur
Merci.

Quand le printemps
Je recommence.

Au bourdon qui se cogne aux fenêtres
Et m'attendrit de son éternuement,
Aux merles qui se mal comportent
Et trillent leurs envolées cassantes
Merci.

Quand le printemps
Je peux.

A la lumière verte, se renouvelle l'avenir
Qu'avaient occulté les tisons.
Emerger des cendres de l'hiver
Et sortir, vive, de la dormance amère.

Odile FOLTZ

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